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Ok, I got it
Voici quelques unes de mes oeuvres poétiques les plus intéressantes...
LA FÉE DES HORIZONS

Dans la fenêtre du silence
La fée des horizons
Bouscule l’apothéose
Et m’offre sa beauté!

Dans l’émergence des mots
Elle colore mes sourires,
M’offrent des regards
Et engendre l’APOGÉE!

Une fée soudaine…
Une fée se métamorphose…
La MUSique retentit…
La fée devient une muse…

Les choses se transforment…
La beauté demeure!

Dans un cycle ironique
Où se dénudent les yeux,
La fleur du penseur se fane…
Mais ses paupières s’abandonnent…

Muse de l’indécence du tourment…
Muse d’une fabuleuse incohérence…
Muse des profondeurs inatteignables…
Muse d’un sol lointain…
Muse de soi-même : Karine!

Au zénith du calvaire où se trame le drame,
La demoiselle ailée désamorce les flammes.
Le rêveur, fascinée, séduit par ces prunelles,
Se lègue, tout entier, à cette jouvencelle!



Jimmy Rancourt
Novembre 2005
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TRENTE ANS

Un projet enflammé inspire mes paupières,
Celui d’éliminer les Odyssées d’hier.
Bien que parfois sublime et même apothéose,
Le Nord est plus clément et qui sait, plus grandiose.

En contemplant l’aiguille, amante ravageuse,
On s’aperçoit du sort de nos mains tapageuses.
Nos voix démesurées, jadis retentissantes
Suffoquent dans le jour et le flot de l’attente…

Les souvenirs semblent, dans l’embarras du choix,
Animés de folies et de soirées de rois.
À bien y réfléchir, je nage dans l’illusion,
Mieux vaut ornementer le pré de nos passions.

L’avenir s’éclaircit, l’horizon reprend forme;
J’entrevois la grandeur et des scènes qui dorment;
Dans un ruisseau d’antan transformé en torrent,
Je brave la tempête et le contre-courant!

Jimmy Rancourt
20 août 2009
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La Concordance des Passagers

Dans l’océan mystique ou j’entrevois ma vie
Je sens l’allégresse de me sentir ravi
D’exister réellement, grandeur-démesuré
Dans ce couloir sans fin nommé la destinée!

Un reflet se façonne en mon voile de glace;
On me permet de rire et d’amorcer ma chasse,
Je parcours du regard les cœurs de l’innocence…
Désamorçant ainsi la couleur du silence!

S’assumer… S’aimer… S’accepter…
Des verbes succulents que j’aime savourer!
Des mots inspirant mon authenticité!

Je n’obéis qu’à une seule loi :
Envoûter le miroir de la réalité…
Je suis comme je suis;
Mes prunelles respirent la vérité!

La transparence me chatouille,
Mes idées s’entrechoquent…
La porte s’ouvre… Je grandis tout à coup…
On m’offre le ciel; Je prends la lune!
Je deviens complètement
L’ÊTRE que je veux ÊTRE!

Je veux souffler…
Je veux m’envoler…
Je veux cohabiter avec ce monde…

Je me veux SANS MASQUE…
Je me veux SANS FRASQUE…
Je me veux SIMLEMENT…
Et ENTIÈREMENT!!!

Des pensées-muses se faufilent en moi :
Un ruisseau paisible…
Le calme total…
Rêve d’un dernier désir…
Se contempler librement…
…Sourire…
Moi!
Moi!
Moi!
Moi!
MOI!

MOI…
Bris des remparts du mensonge…
Bris de la méprise…
Bris de la honte…
Bris de contrat avec la cellule maudite!
BRISONS CE MUR!
SOUPIRONS!!!



Jimmy Rancourt
Mai 2006
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Délice-Séduction

Dans le jardin d’éden, là où tout est possible
La muse est convoitée par un suspect horrible,
Il s’approche loufoque et fait son numéro
Imitant l’infirmier, entamant son garrot!

La fusion se décime et l’orgueil s’horrifie
Au nom des prédateurs acceptant les défis,
La plume, dégoûtée, méprise le sujet
Et lui crache à la gueule, un gigantesque jet!

Le cowboy humilié, termine sa bouteille
Déchu et incliné, mais demeurant souriant,
Il se souviendra bien d’un cauchemar pareil!

Le soleil se réveille et les regards s’allument,
Un prince a découvert la valeur des amants;
On y lègue son âme et s’endort sur l’enclume!


Jimmy Rancourt
(Octobre 2005)
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Muse De La Démesure

BOULEVERSEMENT ÉPIDERMIQUE;
Je suis marqué au fer,
Mes SENS se sentent inSENSés!
Mon esprit vogue…
Dans un océan de regards!

MÉMOIRE GRANDIOSE;
Les souvenirs s’entrechoquent,
Au rythme d’une décadence…
Et d’une mélodie corporelle…
Où tout devient réel!
Où le désert nous abreuve…

SAVEUR SAVOUREUSE;
Cette nuit…
Le ciel m’a offert l’apothéose…
Je l’ai saisi… Je l’ai dégusté :
QUEL FESTIN de complicité!

INSTANT UNIQUE;
Élu par cette nuit légendaire…
Où les cieux se sont posés
Sur le sol de nos yeux;
Nos corps ont décollé
Vers le summum de l’intensité…

DÉCORTIQUEMENT MOMENTANNÉ;
Des sourires-douceur…
Des prunelles s’égarant…
Des mains inséparables…
Des pensées impalpables…
Des doigts audacieux…
Et deux rêveurs enflammés
Qui ont goûté aux étoiles,
Et effleuré le talon du ZÉNITH!

REFLET PIAFFANT;
Et elle?
Et elle……………………………………………………!
Cette muse…
Cette jouvencelle…
Cette passante déroutante; Miroir sublime et coloré,
Par les rayons de l’apogée,
Que de mots…Que d’idées…

FLAMME FINALE;
Dans le courant de l’envoûtement de la croix…
Je me suis complètement incendié…
Et j’ai respiré; si bien!


Jimmy Rancourt
Septembre 2005
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La Mère des Maux

Mer des mots…
Mère du mal de l’enfant…
Mer des maux!

Ma mère…
Ma mer…
L’océan de mon existence
Symbole-douceur d’apothéose!
Grandiose symphonie!
Protectrice et prévoyante!

Un embryon hurle son existence
Une mère l’entend retentir…
Mélodieusement bruyamment,
Elle se prépare à l’accueillir…
AMOUREUSEMENT!

Chant d’enfant
Enfant prodigieusement enveloppé
Elle le fait voguer
Dans le berceau de l’espoir
Mystérieusement…Fabuleusement…Magnifiquement!

MAMAN :
Ta main…Mon réconfort!
Tes yeux…Mon berger!
Ton sourire…Ma joie!
Ta voix…Mon apaisement!
Toute toi… Rien que toi…Uniquement toi!

Mer des mots…
Mère du mal de l’enfant …
Mer des maux!

JE T’AIME MAMAN!!!
MERCI de me laisser EXISTER!



Jimmy Rancourt
Mai 2006
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Le prince de l’illusion

Des créateurs, dont l’illusion fanée se gâche
Accusent la pensée hypocrite
De l’or majestueux et troqué

Ribambelle belliqueuse atrophiant le savoir malsain
Détournement des croassements d’une vierge
Prenez son corps fragile
Terrassez-en l’argile fraîchement modulé
Et goûtez-en les merveilleux arômes!

Après la mélancolique averse qui coule sur le sol
Les canons hystériques de l’exil
S’y pavanent de façon abusive!


Jimmy Rancourt
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La déesse torturée

Se connaître intensément…
Dans un torrent de délire…

Se savoir invincible,
S’aventurer abondamment dans l’illusion,
S’inventer allègrement…

Dans une girandole rocambolesque
Des idiots se faufilent
Audacieusement…
Sans jamais se relancer!

Un écho…
Des parfums se désenchantent
Une parole qui fuit
Un frère abandonnant
Voilà…
Tel est le portrait de la goutte!

Mon dernier printemps se déroule sur les côtes attrayantes…
De la déesse torturée par les malheurs de l’extase et de l’évasion!


Jimmy Rancourt
Décembre 2005
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Terroir-Fécondité

Au noir zénith de l’univers
Chacun endosse son calvaire
Brin d’existence et de mépris
Pour digérer ses pitreries!

Pantin déchu de la rivière
Il est rivé sur son nombril.
Au noir zénith de l’univers
Son cœur est devenu débris.

Au soir de son lit funéraire
Quand s’envolera son esprit
L’enfant défunt, d’un dernier cri
Ira nourrir la blanche terre!

Au blanc zénith de l’univers!

Ainsi s’achève le récital morbide de mon délire,
Je m’engage odieusement dans le gouffre anodin
De l’ennui magnifique
Et la tristesse sublime!!!



Jimmy Rancourt
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Refrain Apocalyptique

Le refrain apocalyptique de cette ligne établie
Étouffe nos formidables frères pour un masque-marteau
Pour un regard sublime que les fenêtres sabotent;
Fenêtres du prestige de la convenance
Fenêtres du dédain de l’apparence
Qui nous dictent une façon de regarder…
Une façon d’aimer
D’écouter, d’agir, de penser… DE RÊVER!
De vomir!
Jusqu’aux confins mercantiles de cette nature cimentée!

Notre âme devient peu à peu la programmation illusoire
D’un ordre farfelu…
Où l’essence de l’être se transpose sur sa cravate
Où l’amour des hommes se noie dans une fleur parfumée
Où l’esprit collectif n’est qu’une empreinte du temps!

Nos pas sont prédessinés dans le couloir du vide
Nos pas sont prédestinés dans la machine de l’avenir
La route est longue et sinueuse dans ce gouffre fatidique
Nous en sommes les passants; adieux pantins aveugles
Qui gambadent, égarés, sous les murs assommants
De bourgeois aliénés qui nous offrent leurs dépliants!

Donnez-moi un champ vaste et sans fin
Où j’entendrai une mélodie légère piaffant sur ma pensée
Pour me sortir de cet abîme abimant
De ce veston, étouffant mes ailes
De ces lunettes, atrophiant le réel
De ce masque-malaise, empestant la bagatelle.


Jimmy Rancourt
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Procès du monde II

Les pierres précieuses immortelles
De cette nuit sans fin,
Évoquent d’inébranlables symphonies
Pour ce couple meurtri…

Leur récit est l’entrevue d’une passion
Que récite le ciel, à son bon gré…
Sans une parcelle de chance
Pour ces deux cœurs de sang sali.

Il la prendrait de son royaume
Elle le goûterait sur sa mélodie
Son prince charmant vieillit
Par le passé d’un triste oubli…

Nymphe du temps et de la gloire
Muse limpide par l’éclosion
Une tendresse imbibée de l’or d’un maléfice
Atteignant l’apogée des dimensions cruelles!

Nous sommes l’exemple d’un fracassé amour
Nouvellement éclot d’une mémoire empoisonnée…
D’une femme affectée par un mal naturel
Que l’âme « efface » en elle en riant du temps

Dansez tels des hommages sur les collines froides
Ruisselez sur le flot d’un carême en folie
Mais sur ma tête conjurée, je vous en conjure…
Saisissez votre oiseau avant qu’il ne s’échappe!

Le procès de ce monde, naguère mis en branle
Dandine ses mouvements sur les faibles nocturnes
Et dans les soirs terrifiants du meurtrier gentil
Un soleil enfanté a enfin vu le jour…

Mystifiez vos esprits de « délivrance ailée »
Imbibez vos phalanges de valses envoûtantes…
Régnez sur votre monde ainsi qu’un aigle affamé!
À tout prix, je le prie… sans aucun parti pris
Gagnez votre procès et soyez dans la « déchaîne »
Et courez au champ d’honneur pour vous transpercer…

T-R-A-N-S-P-E-R-C-E-R

Ça vaudra mieux pour vous, j’en conviens!

À vos risques et périls!

Jimmy Rancourt
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Procès du monde I

Le filament unique d’un ruisseau fracassé
Enlasse ses douces racines
Sur un sol sans verdure…

Le jardin incessant d’une plume pliée
Quant à lui, chante son éventail
Dans l’épitaphe du rêve…
Dans l’aube d’un chagrin…

Suis-je ce papillon aux ailes assombries?
Suis-je ce bambin prodige aux moustaches rougies?
Je suis la flamme fleurie d’une fumée fraîche…
Je suis les doigts défunts d’un dragon dénudé

Le « cinglement » sournois des instincts du passé :
D’un poète irréel dans son monde insensé :
Allez-y! partez sur le bétail
Un fils de la vache que le fossé a vu…

C’est (…)
La lune de son regard est crachée par le mal
Animé des folies d’une démence sans fin
Une conscience de magie dans un monde (…)

Ne cherchez point la voie d’un corps fait de blancheur
Cherchez plutôt la joie dans d’audaces couleurs…
Vous y verrez enfin le regret d’un joujou
Le déploiement d’un dangereux hibou…

Je crache un peu souvent sur le reflet des rois
Je piétine beaucoup trop les prunelles de la croix…

J’ai honte d’une existence ou (…) sont tard
Dans le (…) cruel d’un (…) du jardin

Je ne veux guère ÊTRE le papier de l’oubli
Qu’on a (…) trop bien (…)

Sur mes linceuls futurs…
Sur la pierre de l’avenir…
Ne gravez point (…) vieux regrets mortels
Conservez donc en vous cette (…) éternelle
Je m’en porterai mieux bande de (…)
D’une lune façonnée par l’impossibilité…

« Buvez votre poison, chantez votre chanson… »


Jimmy Rancourt
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